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Oser dire NON

Le 25 septembre les citoyens de la commune du Chenit à la Vallée de Joux devront se prononcer sur un projet de parc éolien comptant 7 machines de plus de 200 mètres situé aux Grands-Plats, qui plus est dans un périmètre classé à l'Inventaire fédéral des paysages. Le même jour, les citoyens du Val-de-Travers voteront sur la modification partielle du plan d'aménagement local de Buttes (parc éolien de la Montagne de Buttes, 19 éoliennes).

Nous, opposants de toutes les crêtes du Jura, en appelons aux habitants concernés à dire NON à ces projets destructeurs.

Les éoliens pratiquent la tactique du saucissonnage consistant à faire croire qu'il ne s'agit que de projets locaux avec peu d'impact sur le paysage. En réalité, il font partie d'un ensemble visant à couvrir le Jura de 49 parcs réunissant des centaines d'éoliennes géantes entre la Dôle et l'Argovie. Il faut oser dire NON à cette destruction massive des crêtes du Jura.

Les éoliens prétendent contribuer à sauver l'environnement. Mais, on ne sauve pas l'environnement en détruisant le paysage. En réalité, la seule motivation est financière, car le courant éolien, par ailleurs aléatoire et intermittent, donc absolument pas fiable, est totalement subventionné et permet aux promoteurs d'engranger des centaines de millions sans aucun risque. Il faut oser dire NON à cette cupidité insensée.

Les éoliens argumentent avec le mix des nouvelles énergies renouvelables pour sortir du nucléaire. En réalité, les quelques 900 machines géantes prévues en Suisse (coût prévu 10 milliards) ne contribueront, selon Suisse Eole qui a intérêt à gonfler ce chiffre, que pour environ 7% à la production d'électricité en 2050, alors que l'UBS dans un rapport destiné aux investisseurs (mars 2016) n'évoque qu'un négligeable 1,4%. Il faut oser dire NON à ces projets aussi faramineux qu'inutiles.

Les éoliens minimisent les risques pour la santé liés au fonctionnement des machines géantes. Ils rejettent systématiquement les mises en garde des médecins et scientifiques qui exigent des mesures de protection (dont une distance minimale aux habitations de 2 ou 3 km) et un moratoire sur l'implantation de nouvelles machines tant que les nuisances n'ont pas été étudiées. Il faut oser dire NON à cette précipitation sans scrupule.

Les éoliens n'hésitent pas à exercer des pressions sur les opposants et les sceptiques. Nous comprenons la crainte de perdre un contrat ou un travail, d'être diffamé et exclu. Et pourtant il faut oser dire NON à ces procédés indignes d'une démocratie.

Les éoliens sont peu nombreux et ils plient le genou devant le nouveau veau d'or et les perspectives de gains rapides et juteux. Nous, opposants de tout l'Arc Jurassien, sommes des milliers à résister contre la destruction planifiée de notre patrimoine et c'est tous ensemble que nous disons NON.

Ajoie Paysage Libre - Amis de Tête de Ran / La Vue des Alpes - Association pour la sauvegarde des Gittaz, du Mont-des-Cerfs et de Sainte-Croix - Collectif de citoyens pour la diffusion de l'information sur l'industrie éolienne - Eoliennes: Vraiment ? - Fédération Pro Crêtes - Franches-Montagnes, je m'engage - Les Travers du Vent - Thaler Landschaft ohne Windräder - Pro Grenchen - SOS JURA Vaud Sud - SOS Vent d'Amont - Touche pas à mes crêtes - Vent des Monts - Vol au Vent

Nouveautés :

  • Une nouvelle section "Document" est accessible sur notre page Liens
  • Retrouvez la phase complète de la construction d'un parc éolien : Document pdf

Agenda

  • Prochaine assemblée : Date à venir
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Image tirée du site : http://www.leseoliennes.be/

Anciennes Newsletter :

Opposition collective au Parc éolien de la Montagne de Buttes

Suite à la mise à l'enquête publique, le temps presse puisque nous disposons d'un délai au 4 juillet prochain pour adresser nos oppositions à ce parc monstrueux et pharaonique, qui ravagera totalement la Montagne de Buttes, connue pour sa grande diversité de fleurs sauvages, ses nombreux oiseaux et chauve-souris.

Voici donc le flyer explicatif et le formulaire à remplir de l'Association Les Travers du Vent et à leur retourner daté et signé le plus vite possible pour se joindre à l'opposition collective.

Ces deux documents ont été distribués, le jeudi 9 juin 2016, en tous ménages dans le Courrier du Val de Travers, dans lequel l'associaiton a fait paraître l'annonce ci-jointe pour leurs trois soirées d'information des 15, 16 et 21 juin prochains.

Tout cela est également en ligne sur leur site internet http://les-travers-du-vent.ch, n'hésitez pas à l'adresser à des personnes de votre entourage, aux membres de vos associations en les incitant à se joindre à notre opposition collective.

Nous espérons que vous serez nombreux à vous rallier à cette opposition à laquelle vous pouvez vous joindre même si vous n'habitez pas le Val de Travers ou le canton de Neuchâtel et même si vous êtes domicilié hors de Suisse. L'objectif principal à atteindre à ce stade : être nombreux.

Ne vous laissez donc pas influencer par ceux qui vous diront que votre opposition n'est pas recevable car vous n'êtes pas dans la proximité directe; la question de l'intérêt à agir est prise en charge par Maître Zender et Mme. Chapuis-Hini dans le cadre de la rédaction de l'opposition; c'est leurs travail de juriste

Soyons nombreux : à Ste Croix presque 1'700 recourants et le Tribunal cantonal n'a pas rejeté le recours de ceux qui n'étaient pas dans la proximité immédiate du parc et qui en étaient même très loin !

Nous comptons sur votre engagement et votre soutien et vous en remercions par avance

Cordialement à tous, l'Association Les Travers du Vent, Mme Fabienne Chapuis-Hini, Présidente

Flyer d'opposition au par éolien de la Montagne de Buttes
Formulaire d'opposition au Parc éolien de la Montagne de Buttes
Communiqué de Presse
Annonce séance d'information, Association Les Travers du Vent

Non-prise de conscience et désinformation des citoyens : le terreau de la propagande pro-éolienne

Tout dernièrement, les citoyens vaudois ont pu prendre connaissance de la démarche commune de 7 offices du tourisme du Nord vaudois, démarche visant une synergie de signalétique dans le cadre de la promotion de la région. L'accent est mis sur l'aspect « nature », les attraits du Jura y sont mentionnés en première ligne en matière de ressourcement. Jusque-là, tout se tient.

Dans le message des offices du tourisme, en ce qui concerne une autre source, d'énergie celle-là, il y est question du (seul) projet de parc éolien de Sainte-Croix. Surprise ! Et tous les autres projets de parcs alors ? Les offices du tourisme en sont-ils (encore) ignorants ? Ou craignent-ils que leur seule mention fasse mentir l'effort promotionnel du jour ?

Autre anecdote : Récemment, un membre du conseil d'une commune favorable à l'érection d'un parc éolien sur son territoire, réagissait avec courroux à la découverte d'un photomontage sur le site de PLVD, arguant de son caractère soi-disant trompeur, caractère destiné à effrayer les populations, renchérissait-il.

Au-delà du fait que le photomontage en question a évidemment été réalisé avec une grande rigueur, pour justement ne pas se faire opposer ce genre de reproches, une telle réaction de la part d'un fervent pro-éolien est très révélatrice :

  • la personne admet implicitement qu'un tel photomontage peut effrayer les gens
  • si lui-même, surpris à la vue de ce photomontage, réagit pareillement, c'est que les promoteurs ne lui en ont pas montré souvent, (ou alors des versions « édulcorées »). Très paradoxal, pour une personne profondément impliquée dans de tels projets.

Enfin, lors de la récente installation d'un mât de mesure des vitesses de vent sur les hauts de Bavois, Isabelle Chevalley déplorait les nombreux recours de particuliers dans le cadre des processus de mise à l'enquête de projets de parcs éoliens, de la part de gens ne respectant pas le vote démocratique, avançait-elle.

Au vu des 2 anecdotes rapportées ci-dessus, est-ce vraiment ne pas respecter un vote démocratique que de s'opposer coûte que coûte à des projets élaborés sur un lit d'ignorance et de désinformation du public ?

Dès lors, attaché à un devoir d'information objective, Vol Au Vent met ce jour en ligne une série de photomontages illustrant la possible allure que pourraient prendre les crêtes du Jura entre le Chasseron et le Creux du Van si des parcs éoliens venaient à y être construits. Question : Une telle démarche n'aurait-elle pas relevé du devoir des promoteurs de ces parcs ?

A propos de l'article "Les éoliennes ont-elles encore du souffle ?" et de l'éditorial "Eolien, d'injustes vents contraires" (Le Temps du 01.09.2015)

Lancée dans la transition énergétique, la Suisse a du retard dans le domaine éolien, nous martèle Serge Jubin.

La notion de "retard" est relative et suppose une comparaison : le retard se mesure à l' "avance" supposée de quelqu'un d'autre. D'ordinaire perçu comme négatif, le retard offre par contre aussi (un effet positif celui-là) la possibilité à celui qui en a de pouvoir tirer, par comparaison justement, quelques leçons sur les pistes à ne pas suivre.

En allant donc au bout de la comparaison que ni Serge Jubin, ni Isabelle Chevalley n'opèrent eux-mêmes ouvertement, que constate-t-on ?

  • Lancée comme la Suisse, mais avec 10 ans d'avance, dans sa transition énergétique (Energiewende), l'Allemagne se voit contrainte de relancer des centrales à charbon polluantes pour pallier au manque d'énergie des jours sans vent (en moyenne environ 4 jours sur 5). Par ailleurs, ne sachant que faire de ses quelques 30GW de puissance éolienne lorsque ça souffle, elle est obligée de s'en débarrasser en l'exportant à prix cassé, déstabilisant ainsi tout le marché européen, et mettant à mal, dans la foulée, l'raulique suisse... tout cela sur le dos du citoyen allemand, taxé pour subventionner le renouvelable (et enrichir les promoteurs éoliens auprès de qui l'état s'est engagé à racheter le courant à prix garanti...). Cerise sur le gâteau, les émissions de CO2 allemandes frôlent des sommets...
  • L'Espagne s'est rendue dépendante d'importations de gaz, car ce sont des centrales à gaz qui assurent la production électrique les jours sans vent, 3 jours sur 4 en moyenne.
  • L'Angleterre, aux prises à des problématiques similaires (incapacité de la filière éolienne à assurer la moindre production régulière et déstabilisation du marché), vient d'arrêter le subventionnement du secteur éolien on-shore.

Voilà le bilan que notre « retard » nous permet de tirer, mais dont bien peu de personne ne parle publiquement, hormis les militants anti-éoliennes.

Question subsidiaire : Est-ce le genre de transition énergétique que l'on souhaite en Suisse ? C'est en tout cas celle que les partisans de l'éolien nous réservent sans nous le dire... ou parce qu'ils l'ignorent.

Ce commentaire a été envoyé au journal "Le Temps", le 10 septembre 2015. Malgré un rappel aux éditeurs, il n'est toujours pas paru en date du 4 octobre 2015...

« Vite faire passer nos projets éoliens
avant que le vent ne tourne ! »

(Un promoteur inquiet)

Tandis que les Vaudois sont déjà partis en vacances ou s'apprêtent à le faire, d'autres, Services Industriels de Zurich en tête, en profitent pour mettre à l'enquête leur parc éolien du Mollendruz, comportant 12 éoliennes de plus de 200m de haut, avec le secret espoir de profiter de la torpeur de l'été et des foyers délaissés pour faciliter le passage de la pilule.

Procédé grossier et connu : Les promoteurs du parc d'Joux avaient procédé de façon quasi similaire en mettant leur parc à l'enquête peu avant Noël 2014.

La plateforme de dialogue sur les éoliennes, fraîchement mise en place par les services de Mme de Quattro ? Une démarche prétexte et pour ainsi dire mort-née.

Si elle fait pleurer, la méthode des promoteurs, sournoise, est également symptomatique et ressemble fort à une fuite en avant : Passer en force par une mise à l'enquête surprise tentant de mettre les gens devant le fait accompli. Voilà qui reflète assez la faiblesse et l'ineptie de ces projets : Car, à part d'opportunistes investisseurs ou politiciens, qui peut (encore) défendre un parc éolien en Suisse, en regard des nuisances qu'il apporte et des défauts inhérents qu'il comporte ?

Répétons-le, il n'est guère besoin d'aller dénicher l'information bien loin pour comprendre de quoi il retourne et à quoi la Suisse s'expose :

  • Les parcs éoliens génèrent des nuisances sonores (infrasons émis par les pales en mouvement et les vibrations des structures), auxquelles une partie de la population humaine et animale est sensible (voir « syndrome éolien »).
  • Par la taille des machines et la surface au sol exploitée, ces installations industrielles colossales et en pleine nature ont indéniablement un impact massif, saccageant des paysages entiers, richesse de la Suisse tout juste préservée jusque-là.
  • Dans le cadre de la problématique énergétique, l'apport mineur d'une source aléatoire et intermittente comme l'éolien (en Suisse, fonctionnement moyen un jour sur 5), loin d'être une solution, va encore complexifier, et donc renchérir, la
    distribution d'électricité.

Pour comprendre après quoi ils courent, ces promoteurs, cherchez l'argent : La viabilité financière de ces projets est assurée par une garantie de la Confédération, la rétribution au prix coûtant (RPC), financée par le citoyen : Réjouissez-vous, vous allez devoir supporter des éoliennes que, ironie crasse, vous aurez payées !